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DIVISION 1

L’aventure japonaise de Frédéric Hanvi

Frédéric Hanvi, joueur des Templiers qui évolue actuellement dans l’équipe des Kochi Fightings Dogs au Japon, nous donne de ses nouvelles. L’international s’est imposé parmi les meilleurs frappeurs du championnat et de son équipe, en frappant notamment son premier Grand Slam.

Tout d’abord, êtes-vous remis de votre fracture du pouce ?

Je ne suis pas remis à 100% de ma fracture mais je participe quand même aux matchs. J’utilise une protection pour mon doigt qui rend la douleur supportable.

Comment se passe le début de saison avec votre équipe ? Individuellement et collectivement ?

La saison vient de commencer. Nous en sommes à 1 victoire, 2 défaites et 1 match nul mais nous jouons de très bons matchs. Nous sommes confiants pour la saison. Personnellement, ça commence bien pour moi aussi. Je suis titulaire au champ gauche et je frappe 3ème dans le line up. Je suis actuellement 6ème meilleur frappeur de la ligue.

Pouvez-vous nous décrire une journée type au sein d’une équipe de baseball japonaise ?

Les jours de match, comme nous jouons à 18h00, nous avons un rendez-vous à 13h00 au terrain. On s’étire et on s’échauffe de 45 min à 1h00. Ensuite nous effectuons notre batting practice (entraînement à la batte) pendant 1h15. Après c’est à l’autre équipe de faire le batting practice donc à ce moment-là nous mangeons et nous nous reposons. À 17h00 les deux équipes effectuent l’infield outfield. Il est suivi de la cérémonie d’ouverture et du début du match. Les jours où nous avons seulement entraînement sont plus longs. Nous commençons à 9h00 et finissons à 18h00 avec 40 min de pause à midi. Nous effectuons toutes les situations de défense le matin. Batting practice, musculation et free practice (entraînement au choix) l’après midi.

Avez-vous un message pour vos coéquipiers des Templiers ?

Gambatte ! (Tenez-bon en japonais). Ils font un très bon début de saison, je suis très content. J’espère qu’ils pourront maintenir ce niveau de performance lors de la Coupe d’Europe et des playoffs.

Le site des Kochi Fightings Dogs :  http://www.fighting-dogs.jp

Bastien Roux, le facteur X

Bastien Roux, le préparateur physique, a été l’un des grands artisans de la victoire au Challenge de France. Rencontre avec celui qui a rendu le succès sénartais possible, malgré les blessures. Issu du rugby, il a encadré pendant quatre jours les Templiers au niveau des échauffements, de la nutrition et de la récupération. Son intégration au sein de l’équipe et son impact sur les performances des joueurs ont été étonnants.Peux-tu décrire ton parcours ?

J’ai fait des études en Staps, c’est une formation qui prépare aux différents métiers en relation avec le sport, l’activité physique. Ensuite j’ai fait une licence éducation et motricité ainsi qu’un  master formation des professeur d’EPS. En parallèle, j’ai été appelé par le club de rugby MLSGP78. Je travaille avec eux depuis quatre ans. La première année, j’ai travaillé  avec l’équipe féminine sénior.  Comme ça s’est bien passé,  j’ai été contacté par l’équipe masculine sénior qui évolue en fédéral 2.

Pourquoi avoir choisi ce métier ?

Dans une optique de performance. J’ai toujours voulu toucher le haut niveau, dans tout ce que j’entreprends. La logique sportive et particulièrement celle de l’élite entre dévouement et rigueur me correspond. Comme mes capacités physiques sont limitées, la préparation physique me permet d’atteindre ce haut niveau et de vivre les émotions qui y sont liées.

Quelle place accordes-tu à la préparation physique dans la performance des joueurs ?

C’est la pierre angulaire du sport en général. C’est  vraiment la base, c’est  ce qui permet de répondre aux différentes déficiences que peuvent rencontrer les joueurs. Une  bonne préparation physique permet à une équipe de bon niveau de sortir du lot.

Quelles sont les différences de préparation entre le rugby et le baseball ?

Elles sont liées aux logiques internes des deux activités.  Le contact est culturel et constant au rugby, il faut préparer les joueurs à encaisser,  à ne pas subir et être efficaces sur les zones de contact ou d’évitement. Au baseball il y a plus de moments statiques suivis ensuite de moments très violents comme le lancer, la frapper et l’accélération pour se déplacer. Les récupérations sont également différentes. Malgré cela, la musculation occupe, selon moi, une place très importante dans les deux domaines que sont le rugby et le baseball pour notamment la prévention des blessures.

Quelles sont les relations d’un entraîneur avec le préparateur physique ?

Elles se doivent d’être bonnes. La communication entre ces deux pôles, la tactique-technique d’un côté et le physique de l’autre est indispensable. Le préparateur physique est à la disposition du plan de jeu établi par le coach et doit préparer les joueurs en fonction de ça. Le coach doit quant à lui prendre en compte l’état physique de ses joueurs dans ses choix. Ces deux parties se complètent.

Quelle est la journée type d’un préparateur physique ?

Si l’on se réfère à un jour de match la première chose à faire est de se renseigner sur l’état de ses troupes. Échanger avec les joueurs. Savoir s »il n’y a pas de blessures, si les joueurs se sentent en forme (physiquement et mentalement). Ensuite il met en place son échauffement avant l’arrivée des joueurs sur le terrain. Au moment désigné il s’occupe de l’échauffement physique d’avant-match puis pendant celui ci, il échauffe individuellement les remplaçants. A la fin du match il fait de nouveau le tour des joueurs pour se renseigner sur leur état puis discute avec le staff médical sur les décisions à prendre.

Au niveau de la récupération et de la prévention des blessures, qu’as-tu mis en place avec les Templiers ?

On a mis en place des stratégies simples. On a joué sur la nutrition et le sommeil qui  joue un rôle important dans la récupération. Ensuite, il y a eu l’utilisation de bains froids pour que le coach puisse disposer de la totalité de son effectif. Ils ont pour effet de faire descendre la température du corps afin d’éviter les courbatures d’après-match.

Comment as-tu trouvé l’équipe durant le Challenge de France ? 

J’ai trouvé l’équipe très impliquée et les garçons solidaires. Ils se sont donnés les moyens de gagner ce challenge par leur travail d’avant et d’après-match. Ils ont été disponibles durant ces 4 jours. Ils n’ont jamais rien lâché et ont su réagir individuellement ou collectivement à des moments clés du challenge. C’est une équipe qui a très bien vécu. Le mélange des générations et la bonne ambiance font d’elle un groupe à fort potentiel.

Que vas-tu retenir de cette compétition avec les Templiers ?

Grâce à eux j’ai pu m’immerger dans un sport que je connaissais très mal. J’y ai découvert une super mentalité et j’ai rencontré de très bons garçons. Je retiendrai l’excellente mentalité du groupe, l’envie de vouloir travailler, d’apprendre, de découvrir de nouvelles choses : ce groupe est volontaire et demandeur ce qui est une excellente chose. Tout le monde m’a très rapidement intégré ce qui m’a permis de faire de belles rencontres. Merci à vous messieurs, bonne continuation pour la suite. Souvenez vous ‘qu’on ne naît pas champion, on le devient’. Go les templiers, Go !