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Rolando Merino en course pour le trophée européen de Coach of the Year


L'EBCA, association européenne des entraîneurs de baseball, a annoncé le nom des cinq finalistes pour le titre de manager de l'année 2014. Le skipper sénartais, Rolando Merino, est le premier entraîneur d'un club français à apparaître dans ce palmarès. 


Le cubain figure dans cette liste bien qu'il s'agisse de sa toute première expérience en tant que coach. Une juste récompense après la saison remarquable des Templiers.



Pour ses débuts à la tête de la formation sénartaise, il a réussi à mener son équipe vers le doublé Challenge-Championnat, performance qui n'avait été réalisée que par les Huskies de Rouen.



Les sénartais ont mis fin à l'hégémonie du club normand, qui avait remporté tous les titres nationaux depuis 2008.



Le parcours des Templiers en Coupe d'Europe, avec les victoires remarquables contre Rimini, champion d'Italie, et Brno, champion de Republique Tchèque, a également joué en faveur de Merino.



‘Je tiens vraiment à remercier le club, a réagi le médaillé d'argent aux Jeux Olympiques de Sydney et de Pékin. Cette nomination, je la dois aux dirigeants, aux bénévoles et à mes joueurs qui ont conjugué beaucoup d'efforts tout au long de l'année.’



‘Tous ensemble, nous avons écrit une belle page de l'histoire du club, et je suis heureux de revenir la saison prochaine pour continuer l'aventure’.


Felix Brown is back !

 

Felix Brown fait son retour chez les Templiers pour la saison 2015. Il a déjà évolué sous les couleurs sénartaises à deux reprises, en 2011 et 2012. Avec ses dernières expériences au sein de ligues professionnelles, l'arrêt court de l'Equipe de France est un renfort de poids pour les champions de France.

   

Félix, vous êtes de retour en ville comme on dit. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur votre parcours depuis 2012 et votre dernier match avec les Templiers ?
Depuis 2012, j'ai été un peu partout dans le monde. Après ma dernière saison en France, je suis retourné chez moi à Saint-Martin. Dans la foulée, j'ai été invité à prendre part au Instructional Winter League à Puerto Rico. Je suis resté sur place en janvier et février pour m'entraîner et jouer. C'est à ce moment-là que j'ai obtenu un contrat pour jouer avec les Hawaï Stars, une équipe de la Pacific Association of Professional Baseball. En jouant avec cette équipe, j'ai notamment eu l'opportunité de retourner au Japon pour affronter des équipes de la BC League (championnat dans lequel il a évolué début 2012, ndlr). Puis, pendant l'automne et l'hiver qui ont suivi, j'ai joué pour l'Equipe de France en Floride et en Arizona face à différentes équipes universitaires et professionnelles. L'année dernière, j'ai joué pour Trois-Rivières, au Québec, dans la ligue professionnelle Can Am. Et j'ai terminé la saison avec l'Equipe de France où nous avons réalisé l'impossible en battant les Pays-Bas.  Maintenant, je suis de retour en France pour continuer l'aventure.

Avez-vous suivi les Templiers la saison dernière ? Quel est votre sentiment par rapport à ce parcours historique ?
Oui, j'ai suivi l'équipe. Malheureusement pas à tous les matchs car mon calendrier ne me le permettait pas, mais j'ai été attentif à l'évolution. Et j'étais heureux d'apprendre que l'équipe avait remporté le Challenge de France et plus tard le Championnat de Division 1.

Pourriez-vous nous parler de votre volonté de jouer en France et nous expliquer pourquoi avoir choisi les Templiers cette année ?
J'ai simplement envie de prendre du plaisir en jouant au baseball. Quand vous jouez dans des ligues professionnelles, vous avez des matchs tous les jours et vous avez parfois tendance à oublier l'essentiel, ce qui vous poussez à jouer et à aimer ce sport. A chaque fois que j'ai joué en France ou pour l'équipe nationale, j'ai toujours pris énormément de plaisir et j'ai toujours su profiter de chaque instant passé sur le terrain. Donc, le choix était simple. Et j'ai choisi les Templiers en raison de mon histoire avec cette équipe et les joueurs qui la composent. Je sais dans quelle direction tout le monde veut aller.

Pour la première fois dans sa jeune histoire, les Templiers devront défendre leur titre. Pensez-vous que ce serait une position plus difficile à assumer ?
Une des choses les plus importantes que j'ai apprise sur le baseball, c'est que vous devez toujours jouer pour gagner. A partir de là, peu importe contre qui nous jouerons ou dans quelle position nous serons. Tous les matchs, nous devrons les jouer pour les gagner.

Ce sera votre troisième saison chez les Templiers, après vos expériences au Japon ou au Canada, que pensez-vous pouvoir apporter à l'équipe ?
Mon expérience en tant que professionnel, je pense. La dernière fois que j'ai joué avec Sénart en 2012, je venais d'avoir été écarté de mon équipe au Japon. J'estime que je n'étais pas dans les meilleures dispositions et je n'ai apporté autant que je le souhaitais. Aujourd'hui, j'ai quelques années de plus et j'en sais un peu plus sur le jeu et sur moi-même en tant que joueur.

Vous avez donc participé à un événement majeur cette année : la France a battu les Pays-Bas. Y a-t-il une nouvelle dynamique autour de l'équipe nationale ? Que peut-on attendre des Bleus dans le futur ?
(Rires)… Oui, c'était une grosse surprise pour l'équipe des Pays-Bas. Encore une fois, cela confirme ce que je disais plus tôt sur la volonté de jouer pour gagner. L'Equipe de France est composée de beaucoup de jeunes joueurs qui ont faim, qui ont envie de gagner et qui ont envie de montrer au monde entier que la France doit être surtout reconnu pour son vin mais un peu pour son baseball aussi. Que ce soit les joueurs ou les coachs, nous sommes tous affamés pour ce jeu et pour la victoire. Dans le futur, Dieu seul sait ce qui nous attend mais je connais les gars et je suis sûr qu'ils s'entraînent dur, qu'ils progressent et qu'ils ont de l'appétit pour la suite.

Une délégation de la Fédération Française de Baseball était en visite à Saint-Martin en décembre pour rencontrer les responsables du baseball local. En tant qu'ambassadeur du baseball sur l'île, vous avez pris part à cette visite. Quelles sont les prochaines étapes de cette collaboration ?
La prochaine étape est de créer un plan de financement entre FFBS et le gouvernement de Saint-Martin pour construire un stade de baseball sur la partie française. Un complexe où on pourrait également avoir des infrastructures dédiées comme des cages de frappe ou des salles de musculation. Et puis dans la foulée, embaucher des coachs et des cadres pour augmenter le niveau du baseball sur l'île.


 

Bastien Roux, le facteur X

Bastien Roux, le préparateur physique, a été l’un des grands artisans de la victoire au Challenge de France. Rencontre avec celui qui a rendu le succès sénartais possible, malgré les blessures. Issu du rugby, il a encadré pendant quatre jours les Templiers au niveau des échauffements, de la nutrition et de la récupération. Son intégration au sein de l’équipe et son impact sur les performances des joueurs ont été étonnants.Peux-tu décrire ton parcours ?

J’ai fait des études en Staps, c’est une formation qui prépare aux différents métiers en relation avec le sport, l’activité physique. Ensuite j’ai fait une licence éducation et motricité ainsi qu’un  master formation des professeur d’EPS. En parallèle, j’ai été appelé par le club de rugby MLSGP78. Je travaille avec eux depuis quatre ans. La première année, j’ai travaillé  avec l’équipe féminine sénior.  Comme ça s’est bien passé,  j’ai été contacté par l’équipe masculine sénior qui évolue en fédéral 2.

Pourquoi avoir choisi ce métier ?

Dans une optique de performance. J’ai toujours voulu toucher le haut niveau, dans tout ce que j’entreprends. La logique sportive et particulièrement celle de l’élite entre dévouement et rigueur me correspond. Comme mes capacités physiques sont limitées, la préparation physique me permet d’atteindre ce haut niveau et de vivre les émotions qui y sont liées.

Quelle place accordes-tu à la préparation physique dans la performance des joueurs ?

C’est la pierre angulaire du sport en général. C’est  vraiment la base, c’est  ce qui permet de répondre aux différentes déficiences que peuvent rencontrer les joueurs. Une  bonne préparation physique permet à une équipe de bon niveau de sortir du lot.

Quelles sont les différences de préparation entre le rugby et le baseball ?

Elles sont liées aux logiques internes des deux activités.  Le contact est culturel et constant au rugby, il faut préparer les joueurs à encaisser,  à ne pas subir et être efficaces sur les zones de contact ou d’évitement. Au baseball il y a plus de moments statiques suivis ensuite de moments très violents comme le lancer, la frapper et l’accélération pour se déplacer. Les récupérations sont également différentes. Malgré cela, la musculation occupe, selon moi, une place très importante dans les deux domaines que sont le rugby et le baseball pour notamment la prévention des blessures.

Quelles sont les relations d’un entraîneur avec le préparateur physique ?

Elles se doivent d’être bonnes. La communication entre ces deux pôles, la tactique-technique d’un côté et le physique de l’autre est indispensable. Le préparateur physique est à la disposition du plan de jeu établi par le coach et doit préparer les joueurs en fonction de ça. Le coach doit quant à lui prendre en compte l’état physique de ses joueurs dans ses choix. Ces deux parties se complètent.

Quelle est la journée type d’un préparateur physique ?

Si l’on se réfère à un jour de match la première chose à faire est de se renseigner sur l’état de ses troupes. Échanger avec les joueurs. Savoir s »il n’y a pas de blessures, si les joueurs se sentent en forme (physiquement et mentalement). Ensuite il met en place son échauffement avant l’arrivée des joueurs sur le terrain. Au moment désigné il s’occupe de l’échauffement physique d’avant-match puis pendant celui ci, il échauffe individuellement les remplaçants. A la fin du match il fait de nouveau le tour des joueurs pour se renseigner sur leur état puis discute avec le staff médical sur les décisions à prendre.

Au niveau de la récupération et de la prévention des blessures, qu’as-tu mis en place avec les Templiers ?

On a mis en place des stratégies simples. On a joué sur la nutrition et le sommeil qui  joue un rôle important dans la récupération. Ensuite, il y a eu l’utilisation de bains froids pour que le coach puisse disposer de la totalité de son effectif. Ils ont pour effet de faire descendre la température du corps afin d’éviter les courbatures d’après-match.

Comment as-tu trouvé l’équipe durant le Challenge de France ? 

J’ai trouvé l’équipe très impliquée et les garçons solidaires. Ils se sont donnés les moyens de gagner ce challenge par leur travail d’avant et d’après-match. Ils ont été disponibles durant ces 4 jours. Ils n’ont jamais rien lâché et ont su réagir individuellement ou collectivement à des moments clés du challenge. C’est une équipe qui a très bien vécu. Le mélange des générations et la bonne ambiance font d’elle un groupe à fort potentiel.

Que vas-tu retenir de cette compétition avec les Templiers ?

Grâce à eux j’ai pu m’immerger dans un sport que je connaissais très mal. J’y ai découvert une super mentalité et j’ai rencontré de très bons garçons. Je retiendrai l’excellente mentalité du groupe, l’envie de vouloir travailler, d’apprendre, de découvrir de nouvelles choses : ce groupe est volontaire et demandeur ce qui est une excellente chose. Tout le monde m’a très rapidement intégré ce qui m’a permis de faire de belles rencontres. Merci à vous messieurs, bonne continuation pour la suite. Souvenez vous ‘qu’on ne naît pas champion, on le devient’. Go les templiers, Go !